Les arbres ne montent pas jusqu'au ciel !
Et bien si les arbres ne montent pas jusqu’au ciel, peut être que des échelles en corde solidement amarrées à un arbre vont pouvoir nous y mener ! A moins que ce ne soient les étages en volute de la Tour de Babel !
Cette installation in situ dans le jardin de Chaumont-sur-Loire “L’arbre aux échelles” de François Méchain (voir également la note précédente), qui sera visible jusqu’au 31 décembre 2009, m’a fait insensiblement penser à cette peinture très connue de Pieter Brueghel “La Tour de Babel” (1563, huile sur toile, Kunsthistorisches Museum, Vienne).
Quelque part, il y a le même souhait de s’affranchir de la terre et de monter plus haut, jusqu’au ciel …
Autant avec Méchain, qui s’est inspiré d’un conte philosophique d’Italo Calvino, “Le Baron Perché” , il y a une “invitation poétique à regarder le monde d’un autre point de vue, de plus loin, de plus haut” (1). Libérés de nos contraintes habituelles, nous sommes capables d’accéder à des connaissances jusque là inconnues. Autant avec Brueghel, qui illustre un récit biblique, il y a un rêve d’orgueil, de démesure humaine qui va conduire à la destruction. Sur des bases non stabilisées et encore inachevées s’édifie une tour qui grimpe vers le ciel et même qui côtoie les nuages, alors même que ces fondations présentent des signes de faiblesse évidents.
Ce qui est toujours amusant dans de telles œuvres, c’est de voir comment le peintre s’inspire de sa réalité quotidienne (une tour située près d’une grande ville côtière comme celle d’Anvers, des échoppes sous les arcades, des engins de levage similaires à ceux présents sur les chantiers des cathédrales gothiques) pour peindre une scène censée se passer en orient.
(1) Marika Prévosto, http://www.artcatalyse.eu
Commentaires
mariev — 15 mai 2009 à 22:40
j’aimerais beaucoup voir ce tableau de Brueghel en vrai et de très près …
y’a que les arbres, les oiseaux et les nuages pour savoir ce qu’est le ciel
;)
Laëtitia Delaide — 16 mai 2009 à 15:11
Bonjour Mariev, nous avons pu le voir de près en allant au Kunsthistorisches Museum tout comme le portrait d’Hélène Froment par Rubens (note “la chair et le noir” 23/08/08 http://bleudecobalt.typepad.com/bleudecobalt/femme_modle/)
:-)
joye — 17 mai 2009 à 15:36
Ayeh, la Tour de Babel ! J’utilisais ce tableau aux cours de langue et de culture, afin de parler, justement pour faire parler des langues universelles (qui nous permettent d’atteindre Dieu !).
Article très intéressant, merci !
myriam — 17 mai 2009 à 19:54
Je t’en prie Joye !
Ah ! Vive l’esperanto !
Tilleul — 17 mai 2009 à 23:02
Toutes ces échelles… le rêve de toujours vouloir aller plus haut… Gamine, je me souviens avoir été déçue quand on m’avait expliqué que le ciel n’était pas un “toit”…
Moi aussi, je verrais volontiers la Tour de Babel de tout près!!
myriam — 18 mai 2009 à 13:20
Bon, les filles, je vois où vous voulez en venir, un petit week-end à Vienne avec Wiener Schnitzel et Sacher Tochte !!
Pourquoi pas après tout ?
claude — 11 juin 2009 à 13:03
Bonjour,
J’apprécie tout particulièrement ce tableau, devant lequel, on peut rester pendant un temps infini… mais bon, encore faut-il pouvoir aller à Vienne régulièrement !!!Je me suis permise de mettre votre lien de blog sur le mien, ainsi que celui de poisson rêveur. Normalement, je demande si je peux le faire, je trouve cela plus juste, mais comme il n’y avait pas d’adresse pour vous le demander…
bonne journée
claude
Laëtitia Delaide — 11 juin 2009 à 14:22
Bonjour Claude, bienvenue sur notre blog !
Merci beaucoup d’avoir mis nos deux blogs dans votre blogroll. Nous allons de ce pas découvrir votre blog …