Des azurs pommelés
Cette fin de semaine un peu grisaillante m’incite à vous emmener vers des ciels azurs, aussi je vous propose aujourd’hui une balade poétique grâce au concours de René Magritte et de François Méchain.
Cette huile sur toile de Magritte, “Le Beau Monde” , réalisée en 1962, invite à un voyage dans le bleu turquoise. Sur un fond de sol bleu clair uniforme s’ouvre comme une fenêtre en forme de rideau, tenu par une embrasse, avec pour motif un beau ciel bleu et des nuages pommelés blancs.
Par ailleurs, deux vrais rideaux d’un bleu un peu plus soutenu, dans une perspective un peu en trompe l’œil, se détachent du mur de la pièce ? ou plutôt du ciel parsemé de nuages blancs cotonneux. De façon insolite, ils encadrent le rideau imaginaire qui nous permet de nous échapper vers le ciel.
Au premier plan, une pomme verte, un fruit familier, semble nous ramener dans la réalité …
“Je pouvais voir le monde comme s’il était un rideau placé devant mes yeux” (1).
Magritte l’a rêvé, François Méchain, sculpteur et photographe, et également adepte du Land Art, l’a fait (avec le concours de l’excellent photographe Denis Collette) !
Voici une fenêtre suggérée par deux rideaux de lin blanc cassé, gonflés par le vent, qui s’ouvrent sur un ciel bleu azur avec des nuages blancs pommelés (août 2007, à Deschambault au Québec).
(1) Propos de René Magritte
Commentaires
Tilleul — 11 mai 2009 à 14:02
Aujourd’hui, il pleut très fort… Merci Bleu de Cobalt pour ce beau ciel de Magritte! Il reste mon préféré entre tous… (et en plus il est Belge! eh eh!!) “Le beau monde” est épatant par sa perspective… avec seulement deux couleurs et le même ciel pommelé… Je suis muette devant un tel savoir-faire!
Laëtitia Delaide — 11 mai 2009 à 16:05
Chez nous, il crachine, il crachote, il crachouille !!
joye — 11 mai 2009 à 19:13
J’ai des diapos que j’ai fait à Bruxelles, et en les regardant pour la première fois, j’ai vu dans les reflets des immeubles les nuages de Magritte. Exactement. ;-)
Laëtitia Delaide — 11 mai 2009 à 23:45
Bonne soirée ! :-)
Jean-Christophe — 12 mai 2009 à 09:29
Bonjour chers Myriam et Philippe,
Un grand merci pour cette belle mise en abîme entre l’œuvre d’un peintre que j’affectionne particulièrement et une photographie très réussie. Concernant l’attention portée au ciel par Magritte, je me demande s’il ne faut pas y voir une des ultimes expressions d’une tendance que l’on retrouve de façon récurrente chez les peintres des Écoles du Nord.
Bien amicalement à vous.
myriam — 13 mai 2009 à 15:13
Effectivement on retrouve chez les peintres des Ecoles du Nord cette affection pour les ciels et, petite confidence, j’ai commencé à aimer les ciels de ces peintres en me rendant en Belgique, Allemagne et Hollande …
grillon — 13 mai 2009 à 16:38
Ce parallèle fort intéressant montre combien il y a de la poésie dans le tableau et si peu dans la photo, Magritte est certes insurmontable sur ce plan !
Chez nous le ciel gris sourit de mélancolique façon !
myriam — 13 mai 2009 à 19:12
Oui, sur ce plan, Magritte est hors concours !
Par ici, le ciel s’éclaircit en soirée !
Dangrek — 13 mai 2009 à 23:08
Je vous découvre avec plaisir…une façon de laver, d’enrichir son regard !
Laëtitia Delaide — 14 mai 2009 à 14:40
Merci pour votre commentaire et bienvenue sur notre blog !