Bleu de cobalt

Regards sur la peinture, la couleur et la lumière — chroniques de Myriam, 2008–2010

Munch et 'Le Cri' !

7 avril 2010 · Bleu de cobalt

Iceberg bleu à rayuresLorsque j’ai découvert cette bannière sur le blog “Andante Moderato” de Ghislaine, je ne me doutais pas que, quelques mois plus tard, j’y trouverai une incroyable résonance avec les œuvres de Munch et notamment avec l’œuvre la plus emblématique de cet artiste “Le Cri”.

Munch - Le Cri, 1910 D’ailleurs Edvard Munch confie à propos de la genèse du Cri (1) : “Je longeais le chemin avec deux amis, c’est alors que le soleil se coucha, le ciel devint tout à coup rouge couleur sang, je m’arrêtai et m’adossai épuisé à mort contre une barrière, le fjord d’un noir bleuté et la ville étaient inondés de sang et ravagés par des langues de feu, mes amis poursuivirent leur chemin tandis que je tremblais encore d’angoisse, et je sentis que la nature était traversée par un long cri infini”.

Même stylisation des formes et contours, mêmes larges ondulations qui emprisonnent la glace, les corps, le visage fantomatique et le son qui reste figé, muet, hagard, inaudible …

_(1) Pour une analyse complète de l’œuvre,ici _


Commentaires

AD-Mary4407 avril 2010 à 22:14

C’est un réel plaisir de venir lire tes articles ; ils sont tellement intéressants et instructifs. MERCI ! Ce tableau m’a tout d’abord intrigué puis je m’y suis intéressée et je l’apprécie chaque jour un peu plus. TON ARTICLE me permet de le voir encore mieux.


myriam07 avril 2010 à 23:51

Merci Maryvonne, c’est également un réel plaisir d’aller sur ton blog pour découvrir le monde de la sculpture.
Ce tableau est vraiment pour moi le porte-drapeau de l’expressionnisme.


Bertrand13 avril 2010 à 01:46

Ah quelle extraordinaire lecture offerte par l’artiste sur son œuvre. C’est inouï d’observer cette sensibilité des artistes dévoilant une autre vision du monde, sur ce chemin ténu entre raison et folie.

Bien amicalement,
Bertrand


myriam13 avril 2010 à 23:26

Bonsoir Bertrand, c’est toujours passionnant lorsque l’on dispose d’écrits ou de propos de l’artiste, nous approchons alors au plus près de son processus de création.
Bien amicalement.