Bleu de cobalt

Regards sur la peinture, la couleur et la lumière — chroniques de Myriam, 2008–2010

Pollock : un rapport fusionnel avec la nature

11 avril 2009 · Bleu de cobalt

Suite à l’exposition sur Pollock et le chamanisme, qui vient d’avoir lieu à la Pinacothèque de Paris, je voudrais vous faire découvrir quelques unes des œuvres que j’ai pu y voir. Il est à préciser qu’aux tableaux de Pollock étaient associés également des tableaux du peintre surréaliste André Masson et des objets amérindiens.

Cette exposition nous emmène dans les œuvres de jeunesse de Pollock qui sont encore figuratives par rapport à celles qu’il exécutera plus tard dans sa période “action painting”.

Pollock - The Flame, 1934-1938 Présence du feu qui détruit, mais purifie et régénère, dans ce tableau The Flame (vers 1934-1938) où Pollock s’est inspiré de l’un de ses maîtres Orozco qui était un peintre muraliste mexicain.

Pollock - Birth, 1938-1941

Composée à la manière d’un “totem indien”, l’huile sur toile Birth , peinte vers 1938-1941, réunit une composition faite de cercles, de masques, d’éléments primitifs (pinces de crabe, figure d’oiseau, …) qui s’enchevêtrent les uns dans les autres.

“Pollock parvient à réunir des éléments a priori inconciliables pour constituer un ensemble qui n’est pas une continuité mais un assemblage de symboles et de concepts … Dans cette composition toute en force expressive et en mouvements, formes et images fusionnent pour représenter l’émergence de l’homme nouveau, autrement dit l’expérience chamanique transformatrice de l‘“extase” vitale”.

Plus tard, au travers de ses toiles abstraites, réalisées avec la technique du drapping, Pollock a réussi à insuffler dans ses toiles cette force vitale, cet élan créateur, qui pour moi est en fusion avec la nature. C’est le cas pour ce tableau ci-dessous, huile et émail sur toile montée sur masonite (détail d’une partie de la toile), Untitled , réalisée en 1949 (collection particulière, Courtesy Knoedler et Compagny, New York).

Pollock - Untitled, 1949

(1) Extrait du catalogue de l’exposition, Stephen Polcari


Commentaires

Tilleul12 avril 2009 à 02:43

Décidément, j’apprends ce qu’est le drapping… J’aime beaucoup ses toiles réalisées avec cette technique… Dans celle-ci aussi, on dirait un enchevêtrement de branchages… et les fils blancs (qui m’avaient donné du fil à retordre dans le quizz) seraient des toiles d’araignées…
Je viens volontiers ici… Merci! et joyeuse fête de Pâques!


joye12 avril 2009 à 14:14

Tiens, j’ai un Pollock par terre à chaque fois que je peins une dépendance dans la ferme ! ;o)

Oui, je sais, c’est pas gentil…

;-)

Oui, okay, je vais au piquet.

(Happy Easter)


myriam14 avril 2009 à 18:22

Merci Tilleul ! Et Joyeuse Fête de Pâques !


myriam14 avril 2009 à 18:40

Coucou Joye ! Je t’ai trouvé un beau piquet http://www.photos-voyages.com/canada/images/p01g.jpg ! non, mais …
Tu ne soupçonnes pas ta chance d’avoir une maison emplie d’œuvres d’art contemporaines !!! Regarde l’exemple avec tes stores noirs, cela ressemble aux tableaux de Vieira Da Silva http://www.adepba.fr/Images/Vieira_da_silva.jpg
Happy Easter !