Bleu de cobalt

Regards sur la peinture, la couleur et la lumière — chroniques de Myriam, 2008–2010

Nature éphémère (2)

12 mars 2009 · Bleu de cobalt

… suite et fin

Parmi les réalisations d’Andy Goldsworthy les plus connues, citons Scaur River en 1994, Storm King Wall en 1998 _,Roof _en 2005.

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Goldsworthy dit lui-même : “Je veux aller sous la surface. Quand je travaille avec une feuille, une pierre, un bout de bois, ce n’est pas le matériau en lui même qui m’intéresse, c’est une ouverture aux processus de la vie, à l’intérieur et autour. Quand j’ai terminé, ces processus continuent.”

Pour ma part, ces œuvres renvoient indéniablement à la méditation et à l’instrospection …


Commentaires

Tilleul13 mars 2009 à 00:13

J’aime beaucoup toutes ses œuvres en pierre ou en bois… en fait je trouve que les éléments trouvés dans la nature (feuilles, herbes, pierres, bois…) décorent, ajoutent quelque chose au milieu… Je n’aime pas beaucoup les peintures rouges… Ca me donne une impression de pollution qui va salir la végétation… Ce n’est pas une couleur rencontrée dans la nature. C’est un peu comme si on mettait une porte en plastique sur un beau meuble en bois massif…


myriam13 mars 2009 à 09:59

Pour les peintures rouges, je le ressens à la fois comme tu le dis, c’est-à-dire comme une agression, et à la fois comme s’il y avait une blessure intime …


joye13 mars 2009 à 22:04

Je déteste cela. Laissons tranquille la nature.

Sorry.

:-(


myriam13 mars 2009 à 22:30

J’aime beaucoup ces œuvres qui me projettent ailleurs, dans un monde imaginaire.
(Pssst, j’ai bien compris que tu les n’appréciais pas)


grillon13 mars 2009 à 23:14

J’imagine très bien que ce genre artistique t’envoie dans un monde imaginaire, myriam, c’est en effet une invitation au voyage introspectif … personnellement je me sens éloignée de cette forme d’art et plutôt insensible, néanmoins, je suis heureuse de la découvrir ici grâce à toi, cela fait réfléchir un peu, dans le vide peut-être, mais voilà, ça interroge . En tous cas merci ! Bon week-end à toi !


Gilles14 mars 2009 à 06:11

Joye,

L’ordinateur sur lequel tu as écrit cette remarque est composé d’éléments tirés de la nature et transformés par l’industrie, de même que ce tu manges chaque jour, tes vêtements, ta maison, et tout le reste… Goldsworthy ne détruit rien, il “réorganise” quelques éléments. Ceci dit, je suis persuadé qu’il faut la protéger, car nous en faisons partie et nous dépendons d’elle.


brigetoun14 mars 2009 à 06:50

comment trouver dans un matériau l’ouverture au processus de vie sans en passer d’abord par lui et sa matérialité ?


myriam14 mars 2009 à 14:43

Bonjour grillon et merci pour ton commentaire et ton ouverture d’esprit, je sens effectivement que tu es éloignée de cette forme d’art, mais bon si je peux te faire (vous) faire partager un peu de mon enthousiasme …
Bon week-end à toi et nous vous emmenons vers de nouveaux rivages !


myriam14 mars 2009 à 14:44

Merci Gilles ! ;-)


myriam14 mars 2009 à 14:49

Brigetoun, vois-tu, imperceptiblement, je me laisse imprégner par les méandres de ton écriture qui m’ouvrent à d’autres horizons …


Jean-Christophe15 mars 2009 à 11:25

Bonjour chère Myriam,
Il n’y a rien à faire, je demeure fasciné par l’univers de Goldsworthy. C’est sans doute le caractère proprement méta-physique de sa démarche qui trouve dans le méditatif que je suis un écho particulier.
Un grand merci à vous pour les deux billets que vous avez consacrés à cet artiste.
Bien amicalement.


myriam15 mars 2009 à 12:14

Bonjour cher Jean-Christophe, merci à vous surtout de m’avoir fait découvrir cet artiste et son univers.
Bien amicalement.