Trait pour trait : le sourire de Reims
Dans ses Ecrits sur l’art (tome 1), André Malraux, au chapitre II des Voix du silence, établit un parallèle troublant entre l’ange de la Cathédrale de Reims et une tête bouddhique de l’art du Gandhara.
Ces rictus mystérieux et ces yeux presque rieurs s’ils ont une simultude esthétique étonnante s’inscrivent toutefois dans des cadres culturels radicalement différents. André Malraux écrit lui-même qu’elles ont peut-être en commun un certaine recherche d’incarnation du recueillement, de transcription des “lignes du silence” et que leur histoire commune est la “conquête de l’immobilité”.
Pourtant, comme il l’indique encore, “le christianisme est dominé par la signification rédemptrice d’un supplice ; le bouddhisme par l’image sereine d’une méditation”. Dans les deux cas, il s’agit bien de la transcription d’une forme de transcendance, même si ses origines ne puisent pas dans les mêmes sources.
André Malraux parle même de façon remarquable de “tendresse diffuse”…
Commentaires
tiniak — 04 novembre 2008 à 03:04
parvenu au bout de cette balade “Trait pour Trait”, je me suis régalé et… étonné!
quoi, pas d’autres commentaires que le mien !?!
cet espace mérite pourtant qu’on s’y attarde.(y reviendrai-je seulement ? ça…)
Philippe — 05 novembre 2008 à 22:47
Bienvenue. Il y a des commentaires mais sur d’autres notes ! (sourire ;-) pas forcément de Reims d’ailleurs !).
AD-Mary44 — 21 décembre 2009 à 17:59
QUEL BONHEUR que de parcourir ce blog ; textes et illustrations sont très bien choisis.
Ce blog mériterait une récompense comme ton autre blog que je vais prendre le temps d’une découverte appronfondie !!!
myriam — 24 décembre 2009 à 19:32
MERCI, MERCI ! pour vos commentaires
Bonnes fêtes de Noël à vous !